
Contrairement à une idée reçue, le trauma n'est pas seulement l'événement en lui-même (accident, deuil, agression, rupture), c'est avant tout la manière dont notre système nerveux a réagi et est resté "figé".
Face à un danger, notre corps mobilise une énergie immense pour fuir ou combattre. Si nous ne pouvons faire ni l'un ni l'autre, cette énergie reste emprisonnée dans notre physiologie. C'est ce qu'on appelle la réponse de "figement". Des mois ou des années plus tard, le corps continue de réagir comme si le danger était encore présent.
La parole est essentielle pour mettre du sens, mais elle n'atteint pas toujours les zones archaïques de notre cerveau où le trauma est stocké. C'est là qu'intervient la thérapie psychocorporelle.
L'objectif n'est pas de raconter encore et encore l'histoire douloureuse — ce qui peut parfois être redéclenchant — mais d'écouter les sensations physiques. En travaillant sur le corps, on permet au système nerveux de libérer, goutte à goutte, cette énergie de survie restée bloquée.
Dans ma pratique au cabinet Hygie, je m'appuie notamment sur la Somatic Experiencing®.
Cette approche douce repose sur trois piliers :
Le but d'un accompagnement psychocorporel est de restaurer votre élan vital. En apaisant les tempêtes intérieures, vous retrouvez :
Le corps possède une capacité de résilience extraordinaire. La thérapie est simplement le cadre sécurisant qui permet à ce processus de guérison naturelle de se remettre en mouvement.
Charlotte Hignard
